Souvenirs d'enfance

 

 

Quand j'étais petit, et qu'on me demendait mon nom, j'avais des difficultés à le prononcer, et je disais : "je m'appelle Tetelpinpin".

 J'ai voulu dans ce site web, évoquer d'abord ma "petite enfance" à Collonges-au-Mont d'Or, pendant la période de guerre 1939-1945. Il m'en est resté des souvenirs très précis.

Puis j'ai poursuivi par "l'enfance", de 6 à 12 ans, pour montrer comment les enfants ont pu se  développer dans cette période d'après-guerre (1945-1951).

 


Je voudrais aussi montrer comment la vie d'après-guerre a pu se réinstaller progressivement à Collonges.

Après cette période de privations de nourriture, de nombreux commerces de proximité ont ouvert, ou réouvert. Les activités festives et sportives ont apporté un fort lien social. Les bords de Saône ont retrouvé presque leur fréquentation d'antan. La vie paroissiale s'est confortée. Le cinéma de quartier a supplanté les représentations théâtrales amateur. Les clos boulistes se sont développés. 

Une période riche de convivialité, de respect, et d'espérance que j'ai vécue pleinement.

Une nostalgie qui remonte à la surface, quand je plonge dans mes souvenirs.

Un besoin de se confier, pour le fun, et sans narcissisme.

 

Michel Reppelin

Ancien maire de Collonges  (1995-2014)

 

 

 

 

 

Petite enfance (1939-1945)

Petite enfance (1939-1945) - Tetelpinpin

 

Dans cette partie j'ai insisté sur les événements de la guerre mondiale, tant internationaux que locaux, car ils ont beaucoup influé sur notre vie quotidienne à Collonges. C'était une période à la fois insouciante pour les enfants, mais aussi très dure pour leurs besoins alimentaires.

1945-1951 : l'enfance dans l'après-guerre

1945-1951 : l'enfance dans l'après-guerre - Tetelpinpin

 

Cette 2ème partie concerne mon enfance de 6 à 12 ans.

Période d'après-guerre très marquée par l'école primaire, le sport gymnique, le contexte religieux, les copains, les jeux de boules, les vacances en colonie, les bords de Saône, la découverte du cinéma de quertier, et bien d'autres chapitres.

Mon père, ce héros ordinaire

Mon père, ce héros ordinaire - Tetelpinpin

Photo de famille au printemps 48. J'avais 9 ans.

C'est durant ces périodes que j'ai découvert les qualités de mon père. C'était un homme discret, serviable, toujours disponble pour sa commune, et foncièrement gentil. Il ne m'a jamais grondé ou donné une gifle.

Il était artisan peintre-plâtrier et travaillait seul, parfois aidé par son frère Auguste. Il n'a jamais pris de vacances de toute sa vie. Il se déplaçait en vélo. Il avait conçu une remorque, accrochée à l'arrière du vélo, sous la selle,  pour transporter ses pots de peinture, son plâtre et ses outils.

J'aimais bien le regarder préparer sa peinture dans son atelier. Les dosages de blanc de zinc, de pigments, d'huile de lin, de siccatif n'avaient pas de secret pour lui. Il réalisait la fluidité et la teinte désirée par le client. Quand je le regardais faire, c'était pour moi de la magie. Il m'expliquait tout son travail et ses petits secrets de fabrication.

Il vivait intensément dans le tissu de la commune.

Il était musicien et jouait du piston à la Fanfare Harmonie de Collonges, et bien sûr participait aux diverses manifestations de la commune, et aux festivals  des cantons de Limonest et de Neuville.

Il allait fréquemment apporter son concours, pour renforcer l'Harmonie de Saint Cyr, ou celle de Caluire.

Nous n'avions pas de voiture à cette époque.

Quand je le voyais partir, après le souper, dans la nuit de l'hiver, à pied, son piston sous le bras, pour rejoindre par la montée du Vernay le centre de Caluire, et ses amis musiciens, je pensais qu'il était un bénévole bien courageux. Et ensuite il fallait revenir à la maison à 11 heures du soir ! 

Par la suite il a fondé l'Ecole de Musique de Collonges et donnait encore les dimanches matin des cours de solfège aux enfants.

Il a été, durant de nombreuses années, le trésorier de la 19ème Société de Secours Mutuel qui apportait une aide financière aux personnes malades. Ainsi certains dimanches matin il tenait une permanence à la Salle des Fêtes pour rembourser une partie des frais médicaux des adhérents.

C'était aussi un très bon joueur de boules lyonnaises. Il était tireur. Avec son ami Jean Vallo, (pointeur) ils formaient une doublette redoutable dans la région et le Val de Saône. Ils ont plusieurs fois gagné le grand concours du Val de Saône ouvert à 256 doublettes.

Il fallait ainsi éliminer tous les concurrents, au cours de 8 parties successives à gagner durant le temps du week-end. La finale se déroulait le lundi suivant dans l'après-midi devant une foule de boulistes.

J'aimais bien assister à cette compétition, et voir papa remporter le trophée en toute modestie. J'étais fier de lui.

 

Il était connu à Collonges; et dans le Val de Saône sous le surnom de Tatu.

Ce surnom datait de son plus jeune âge, à l'école primaire. Alors qu'il devait répondre  oralement en histoire sur l'empereur Titus, il s'est trompé de nom et a évoqué l'empereur Tatu. Ses camarades de classe ont bien ri, et l'ont alors surnommé Tatu. Ce pseudonyme lui est resté jusqu'à sa mort en 1985, à l'âge de 75 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Résistance à Collonges

 

Enfance 2