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Enfance 1

Le moment des récréations.

Le moment des  récréations. - Tetelpinpin

La cour de récréation avait une bonne longueur pour pratiquer des jeux collectifs. Deux gros marronniers nous donnaient de l'ombre l'été et aussi deux bancs en pierre permettaient le repos. L'heure de la récréation était décalée pour les petits et les grands. Comme il n'y avait pas plus qu'une cinquantaine d'enfants au total, on ne risquait pas la bousculade dans la cour.

 Les pyramides de 4 et de 10

 

Les jeux de billes. 

Ils consistaient tous à gagner individuellement un maximmum de billes. Chacun avait une provision d'au moins une cinquantaine de billes en terre colorée. Quand on avait tout perdu on se disait "saqué". Mais les copains pouvaient gentiment nous dépanner.

Ces jeux se pratiquaient surtout l'été, par groupes de 5 ou 6 enfants.

Jouer au "pot" nécessitait de faire un trou dans le sol et d'y amener des billes, soit en pointant, soit en tirant par des "pichnettes" avec la bille entre le pouce et l'index, pour "dégommer" les billes adverses. Le maitre n'aimait pas qu'on fasse des trous un peu partout dans la cour en terre battue. Le jeu le plus répandu était le tir de la pyramide.


La tir de la pyram' de 4.


Un garçon s'installait, assis par terre, les jambes écartées. Il montait une pyramide de 4 billes devant lui. Les adversaires placés à 3 mètres tentaient de "dégommer" la pyramide. Toutes les billes qui avaient raté la pyramide étaient récupérées entre les jambes du garçon à terre. Quand quelqu'un démolissait la pyramide, il prennait sa place assis par terre et le jeu continuait.


La tir de la pyram' de 10


Il était basé sur le même principe. La pyramide était construite avec 10 billes et on tirait d'une plus longue distance de 7 ou 8 mètres.

Des variantes aux billes concernaient les "agathes" et les "bigornaux" en verre coloré plus gros que les billes, et qui avaient une plus grande valeur d'échange.


Le jeu du drapeau.

 Toute la classe pouvait jouer en même temps. C'était un jeu de rapidité et de tactique. La classe était divisée en deux : les défenseurs et les attaquants. Les deux plus grands "déguillaient" et à tour de rôle choisissaient leurs équipiers (en premier les plus rapides et ensuite les autres).

On traçait deux lignes aux extrémités de la cour. La ligne des attaquants et la ligne des défenseurs. Un piquet de 1 mètre de haut fixé dans le sol se situait à 3 mètres de la ligne de défense. On posait un béret au sommet qui jouait le rôle du drapeau. Les attaquants nommaient un "chien" qui était invincible et chargé de la protection du drapeau.
Les attaquants devaient ramener le béret dans leur camp. Les défenseurs devaient les empêcher. Dès qu'un défenseur touchait un attaquant, celui-ci rejoignait comme prisonnier le camp des défenseurs. Dès qu'un défenseur était touché par le chien qui patrouillait vers le drapeau et surveillait la sortie des défenseurs, celui-ci était éliminé de la partie.

La partie était gagnée par les attaquants si l'un réussissait à ramener le béret dans son camp sans être touché.

Les défensurs gagnaient la partie si l'un touchait celui qui avait pris le béret avant qu'il regagne son camp.

C'était course contre course, esquives, et démarrages rapides. Mais aussi un vrai jeu de stratégie. J'adorais ce jeu collectif.

 

La bosse

Un jour à la récréation du matin, en jouant au drapeau, j'ai percuté la tête la première le tronc du marronnier. J'étais un peu sonné. J'ai mis la main à mon front vers la tempe, et j'ai senti qu'une bosse grossissait, grossissait, et  arrivait à tenir dans ma main. Le maitre appelé en urgence a bien essayé d'appuyer sur la bosse avec une pièce de 5 francs (qui devait faire 4 cm de diamètre). Pour les bosses c'était la technique connue. Mais pour moi, ça n'a pas marché.

Alors le maitre m'a dit de rentrer chez moi avec ma grosse bosse.

Maman était toute affolée en me voyant comme ça. Elle a vite appelé le docteur Médioni qui est venu tout de suite.

Il nous a dit :"je vois, il s'est écrasé l'artère frontale, mais je vais l'inciser pour faire sortir le sang".

On était dans la cuisine. il a posé son bistouri sur la table et demandé à maman un grand bol du petit déjeuner. Il me l'a donné en me demandant de bien le tenir sous mon front. Alors il a incisé et le sang a giclé et coulé dans le bol. Mais quand maman a vu tout ce sang qui coulait, elle a pris peur et dit subitement au médecin :"je crois bien qu'il est hémophile". Le médecin l'a beaucoup disputée en lui disant qu'elle aurait pu le prévenir avant qu'il opère. Du coup, il  était très inquiet et m'a fait, par sécurité, un énorme pansement compressif sur toute la tête. Il a dit qu'il repasserait dans les deux heures.

Quand il est revenu le pansement était intact. Je n'avais pas saigné. Je n'étais donc pas hémophile. Je ne sais pas pourquoi maman avait dit ça au médecin.

Peut-être parce que je saignais pas mal quand je m'écorchais ?. 

Je suis retourné à l'école le lendemain matin.


Le petit théatre de récréation

Avec mon copain Popaul nous avions une même passion : faire des imitations que nous présentions aux copains, au cours de récréations.

Nous avions une prédilection pour "Laurel et Hardy", et maitrisions bien l'accent traduit en français dans leurs films. Alors nous inventions des sketchs et des improvisations.
J'aimais bien aussi imiter Bourvil à travers ses chansons de "cartes postales et crayons, ou de bicyclette".

Des petits spectacles spontanés de dix minutes très appréciés!

 

 

Le patronage et les enfants de choeur

Le patronage et les enfants de choeur - Tetelpinpin

 En 1945, le curé Passot est arrivé à Collonges pour remplacer le curé Réty. Il était plus jeune, dynamique et volontariste. Il nous donnait des cours de catéchisme, deux heures par semaine, jusqu'à la Communion solennelle. Il fallait aussi assister à la messe du dimanche. Il nous avait donné un carnet de présence à faire tamponner à la sacristie, en fin d'Office pour vérifier notre assiduité.

vue aérienne 1945; A gauche le grand terrain de jeu du Mont Cindre avec ses fortins. Le parc et le chateau du Tourveon au centre. A droite la Mairie. Divers points repères.

 

Le patronage

Pour occuper les enfants le jeudi après-midi (congé scolaire à l'époque), le Père Passot avait institué le "patronage paroissial". Il consistait en jeux sur l'espace du Cercle, ou en balades au Mont Cindre ou dans les Monts d'Or. Il était bon marcheur et arpentait souvent les rues du village avec sa soutane noire et ses gros brodequins.

J'aimais bien quand le père Passot nous emmenait dans les "fortins désaffectés" du Mont Cindre. Ils avaient été construits et utilisés pendant la guerre 39-45. Nous, on y jouait à la "petite guerre" avec des épées en bois qu'on avait fabriquées. On crapahutait dans les souterrains. Ensuite on redescendait sur Collonges en faisant des jeux, tout au long de la route, car il n'y avait que peu ou pas de voitures à cette époque et la route était à nous !


Les enfants de choeur

Le père Passot faisait appel aux enfants de l'école privée pour devenir "enfants de choeur", c'est à dire servir la messe du dimanche, ou participer à d'autres manifestations paroissiales comme les processions. Bien sûr on retrouvait les mêmes copains d'école au patronage ou enfants de choeur.

Nous nous retrouvions une dizaine, environ 1/2 heure avant le début de la messe pour nous habiller en enfants de choeur, avec  nos petites soutanes rouges, et nos surplis blancs. C'est la soeur Maximilla qui tenait le vestiaire dans une pièce située dans le clocher. Puis on redescendait dans la sacristie pour allumer les charbons qui permettront de bruler l'encens dans l'encensoir.

Nous rentrions dans l'église par l'arrière de l'autel, et d'une façon hiérarchique derrière le Père Passot. D'abord celui qui servait la messe c'est à dire celui qui portait les burettes, versait le vin blanc au bon moment, et sonnait avec la clochette au moment de l'élévation.

Puis suivait mon copain Popaul avec l'encensoir, et deux autres portant chacun un grand cierge. Les autres en surnombre ne faisaient rien et allaient directement s'asseoir tranquillement dans les stalles en bois du choeur, pendant toute la messe. On les appelait les "pots de fleurs".

Moi j'étais toujours "pot de fleurs" parce que je ne savais pas manier l'encensoir enfumé soit d'avant en arrière, soit de travers devant soi. Il fallait être souple du coup de poignet comme Popaul le spécialiste du maniement ! On ne me donnait pas non plus un cierge à porter car j'étais trop grand et les deux cierges n'auraient pas été à la même hauteur. Celui qui servait la messe le dimanche à 10 heures était d'astreinte toute la semaine pour la petite messe basse du matin la servait aussi  tous les matins avant la rentrée à l'école à 8 h 1/2.

  Maman disait que j'en faisait assez comme ça, et je ne servais  donc pas la messe, mais à la sacristie, je mettais le vin blanc dans les burettes. Quand le Père Passot tournait le dos on en profitait pour gouter le vin blanc.

Je suis donc toujours resté "pot de fleurs" avant que d'autres plus jeunes prennent la relève.

Chez les cousins de Coca

Chez les cousins de Coca - Tetelpinpin

 

C'est le nom de leur quartier en pleine campagne, loin du centre ville de Bourg de Péage. J'y allais très  souvent l'été parfois en juillet, parfois en août. C'était facile pour aller chez eux. Maman me descendait à Lyon pour prendre le car de Bourg de Péage. Le chauffeur habitait pas très loin de chez mes cousins, et il me déposait directement à pied d'oeuvre. Pour le retour maman venait souvent me rechercher avec le même car Citroen de monsieur Pachot.

Selon le mois, les activités étaient variées dans la grande ferme. On ne s'ennuyait jamais.

Je buvais du bon lait, je mangeais le lard de leurs cochons, et des bons oeufs tous frais, et plein de bonnes choses du jardin. Ma cousine Marie-Louise voulait à tout prix que je reparte en ayant grossi.

J'allais donner du foin aux deux vaches et au cheval qui était gentil, et s'appelait Coquet. Il fallait monter à la fenière par une grande échelle et faire attention de ne pas tomber dans le trou, en faisant descendre le foin dans les rateliers des animaux qui étaient en dessous.

Je participais avec mon grand cousin Loulou à l'attelage de Coquet, quand on devait le faire travailler aux champs, pour labourer, tirer la faucheuse, ou la rateleuse,  et aussi pour tirer le chariot ou le tombereau.

Je rechechais aussi les oeufs que les poules pondaient un peu partout où elles trouvaient du foin ou de la paille. Je jouais ainsi les détectives. Quand je découvrais un nid garni d'oeufs dans un endroit inattendu, j'étais content et fier, car je les pistais pour trouver leurs cachettes.


Mais pour moi, le moment le plus important des vacances était le temps de la batteuse, vers la mi- juillet.

La batteuse était itinérante, et tous les agriculteurs du secteur "battaient" les uns après les autres. Aussi, ils se donnaient la main, car il fallait du monde pour tout faire en même temps. Lancer du gerbier la gerbe de blé à quelqu'un qui la récupérait, un autre qui coupait le lien, et la donnait à un troisième qui l'envoyait dans la batteuse. Il fallait aussi surveiller la sortie des grains de blé bien propres, d'un coté, et la paille en bottes de l'autre. Il fallait aussi du monde pour bien ranger les bottes sur le pailler et mettre les sacs remplis de blé à l'abri.

C'était une ambiance magique et travailleuse. Chacun faisait ce qu'il avait à faire et à midi on se retrouvait à l'ombre, dans la grande cour autour d'un énormr repas pour nourrir la vingtaine de personnes. Et le travail reprenait tout l'après-midi. J'aimais bien m'asseoir sur les bottes de paille qui sortaient de la batteuse, et monter avec elles jusqu'en haut du pailler en construction, à plusieurs mètres de hauteur.

L'après-midi tout redémarrait, et en général sous une forte chaleur.

Plus tard mes cousins se sont lancés dans la culture du tabac, car l'exploitation était trop petite pour continuer avec le blé.

Avec Loulou et Coquet j'allais ramasser les premières grandes feuilles de tabac. Il fallait en cueillir seulement 5 par pied, celles d'en bas, les plus grosses. Puis on les rangeait bien à plat les unes sur les autres dans le chariot que Coquet tirait.

Ensuite on emmenait tout le chargement dans une de leur maison, en pierres, abandonnée et sans fenêtres, qu'ils avaient transformé en séchoir du tabac.

Alors on passait de longues soirées (hommes et femmes du quartier) à enficher sur de grandes aiguilles spéciales les côtes des feuilles de tabac frais. Puis on les espaçait tous les centimètres sur une longue ficelle solide, d'au moins 4 mètres de long. Les hommes transportaient ces lignées de feuilles, à l'étage pour les faire sécher au courant d'air. Il n'y avait pas d'électricité dans cette maison abandonnée, et on s'éclairait avec des lampes à pétrole.

Je me rappelle d'une ambiance joyeuse et travailleuse à la fois. 

Ma cousine Marie-Louise m'emmenait au grand marché de Romans, chaque semaine, vendre ses produits de la ferme (des poulets et des lapins vivants, et des oeufs que j'avais trouvés). On y allait à pieds avec une petite cariole remplie de ses produits et de ses cages à poules et lapins.

On discutait beaucoup avec ses clients et aussi les autres vendeurs. Ils m'aimaient bien car j'étais le seul enfant à tenir le banc avec ma cousine.

 

 

En colonie à Beauzac

En colonie à Beauzac - Tetelpinpin

 

Photo : Le groupe d'enfants de Collonges.
Je suis à gauche avec le béret.

 

Mes parents ne prenaient jamais de vacances. Mais selon mon âge, et leurs possibilités, ils m'ont toujours orienté vers des "grandes vacances" que j'ai toutes trouvées inoubliables, car nous n'étions pas blasés dans cette période d'enfance. Que ce soit dans un home d'enfants à Autans au bon air des Alpes, en colonie paroissiale à Beauzac en Haute-Loire, ou chez nos cousins Rimet à Bourg de Péage dans la Drôme, je découvrais avec intérêt d'autres lieux et d'autres façons de vivre.

Je terminais toujours les dernières semaines de l'été en aidant papa dans ses travaux de peinture. J'allais aussi participer chez notre voisin agriculteur à la cueillette des poires William qu'on transportait ensuite dans des cageots à la coopérative fruitière de Marcilly d'Azergues. 


La colonie de Beauzac.


 Beauzac est un petit village de la Haute-Loire. il est situé à 4 kilomètres de la gare de Pont-de-Lignon. Pour accéder à la colonie après être descendu du train, on avait encore cette longue montée à faire à pied avec la valise et le sac tyrolien. La colonie était paroissiale gérée par des curés de Caluire assistés de moniteurs au tempérament scout. Un groupe d'une dizaine d'enfants de Collonges avait pu se joindre aux colons de
Caluire. 

Plusieurs bâtiments encadraient une grande cour. Cette cour était surtout un lieu de rassemblement paisible le soir autour d'un grand feu de camp. Nous étions toujours réunis par chambrée avec le même moniteur.

il y avait parmi le personnel encadrant des conteurs remarquables, qui mêlaient des histoires imaginaires en intégrant nos propres personnes dans l'histoire. J'adorais !

La plupart du temps les jeux se pratiquaient la journée, en dehors de la colonie.

J'adorais les jeux de piste, que préparaient les moniteurs. Ils les construisaient très complexes.

Chasse au trésor par petits groupes en compétition, avec balises difficiles à voir, fausses

pistes, énigmes à trouver pour poursuivre sa route, etc.


Nous faisions aussi de nombreuses randonnées pédestres, comme au chateau médiéval en ruine de RocheBaron à Bas en Basset, village très proche de la colonie.

D'autres randonnées étaient plus longues comme celle de la Chaise-Dieu qui faisait bien une centaine de kilomètres aller et retour. Sur le trajet on faisait des haltes et couchait dans des fermes dans le foin. On avait visité l'abbatiale de la Chaise-Dieu, et aussi la "salle de l'Echo" qui m'avait fortement impressionné. C'est une pièce carrée. On peut se chuchoter et s'entendre entre les diagonales de la pièce. Les autres angles adjacents n'entendent rien. On dit que ce système avait été inventé et réalisé par des moines pour confesser des pénitants atteints de maladies infectieuses et contagieuses.

Il existait aussi la tradition de rencontres avec d'autres colonies du secteur. On jouait à la "petite guerre" sans violence et à mains nues. Chaque enfant se mettait dans le dos et accroché à sa ceinture sa ceinture, une bande étroite de tissu. "C'était sa vie".

Les combats se pratiquaient en tête à tête à la régulière. Il fallait par des esquives et des mouvements du corps et des bras arracher la "vie" de l'adversaire. Celui qui se faisait déposséder de "sa vie"était déclaré mort et ne jouait plus. Sauf s'il avait des vies d'avance prises à d'anciens adversaires.

C'était très réglementé et personne ne trichait en nouant "sa vie" dans la ceinture pour qu'on ne puisse pas l'arracher.

Je n'aimais pas jouer contre la colonie de Sainte Sigolene. Ils étaient plus agés et plus méchants que nous. Ils nous faisaient des "manchettes" sur les avant-bras.

 

La prise de Beauzac

C'était le Grand Jeu  du dernier jour de colonie.

Toute la colonie était divisée en deux camps égaux : les défenseurs et les attaquants. Toutes les routes du village étaient fermées par les défenseurs pour l'occasion, et les habitants jouaient eux aussi indirectement à notre grand jeu.

Au matin, les attaquants étaient lachés, sans nourriture ni boisson, dans la nature à quelques kilomètres du village. Pour gagner, ils devaient envahir la colonie avant la fin de l'après-midi et la conquérir en prenant le drapeau.

Pour gagner, les défenseurs devaient garder leur drapeau.

Toute la journée, il y avait des escarmouches dans les bois entre les deux camps pour capter des "vies".

Les défenseurs "tenaient" toutes les entrées de ville. Ils délivraient des laisser-passer aux automobilistes qui voulaient traverser le village.

Les défenseurs étaient aussi répartis dans la nature afin de contrer les attaquants au plus loin de la colonie. Ils étaient approvisionnés en limonade par des "estafettes" qui se faisaient régulièrement dévalisées.

 Les défenseurs du dernier carré avaient en charge la surveillance du drapeau. Pour se défendre ils avaient confectionné de nombreuses bombes de sciure dans des enveloppes de papier.

Je faisais partie des défenseurs. En fin d'après-midi on pensait avoir gagné, car aucun "attaquant" n'avait été aperçu dans le secteur de la colonie.

Soudain une horde d'"attaquants" est arrivée massivement en enjambant les murs de la colonie. Les "bombes de sciure" ne les avaient pas arretés, et bien sûr ils avaient gagné par une énorme surprise.

Comment avaient-ils franchi tous les barrages installés sur les chemins et les routes ?

A 2 kilomètres du village, ils avaient arrêté un car qui circulait à vide. Ils s'étaient bien cachés sous les sièges du car. L'inspection faite par les "défenseurs" pour fournir au chauffeur son "laisser-passer" avait été fortement défaillante. Les "attaquants ont été très malins.

Une journée mémorable. Le village et les alentours avaient été un immense terrain de jeux !